ENTRECULTURAS

Promouvoir…/

Et permettre aux enfants de rester avec leur famille et à l’abri des mauvais traitements et de l’exploitation, de favoriser leur croissance et de garantir leur accès à l’éducation.

Baranaka est une jeune-fille sud-soudanaise de 15 ans qui a dû fuir du Nil Oriental avec sa famille suite à la guerre.

Baranaka vit avec plusieurs milliers de personnes déplacées dans le camp pour réfugiés de Maban, dans l’Est de l’Etat. Chaque jour, elle se rend à l’Espace temporaire d’apprentissage, que Entreculturas et le Service Jésuite des Réfugiés (JRS) ont ouvert l’année dernière pour rendre possible l’accès à l’éducation à la population déplacée. Comme nous le dit Baranaka: «Personne ne peut vous enlever ce que vous avez appris. C’est à vous pour toujours.»

“Quand le combat a commencé, les soldats ont tout détruit. Nos vieilles personnes ne pouvaient pas fuir et ont été tuées. J’ai réussi à m’enfuir avec mon oncle. Nous avons couru pendant plusieurs jours et sommes finalement arrivés ici.»”

“Je ne veux pas rentrer à la maison. Il n’y a pas de paix; il n’y a rien à manger dans ce lieu-ci, mais je ne veux plus rentrer chez moi en tout cas.”

Malgré une suite de tentatives d’arriver à la paix depuis 2013,la violence entre l’armée et les différents groupes armés s’est aggravée de plus en plus, ce qui a fait que la population a été piégée entre deux guerres : celle du Soudan, leur pays d’origine, et celle du Soudan du Sud, le pays qui a accueilli la population.

Des milliers de personnes ont perdu la vie, environ 1,6 million de personnes ont cherché refuge dans des pays voisins, 1,89 million de personnes se sont déplacées dans leur pays, et environ 5,8 millions ont besoin d’aide humanitaire.

Angela Wells / JRS

Les conséquences pour l’éducation des jeunes garçons et filles sont graves: absence d’enseignants, manque de matériel scolaire et d’infrastructures éducatives ainsi que l’absence de soutien institutionnel aux écoles de la part du ministère de l’Education.

Accéder à l’éducation est devenu un grand défi, surtout pour les filles; la plupart de celles qui vont à l’école ne réussissent qu’à compléter les premières années de l’école primaire et quelques-unes seulement arrivent à l’école secondaire. Au Soudan du Sud, 65% des jeunes personnes illettrées sont des femmes.

Avec Entreculturas, nous nous occupons de la population réfugiée ainsi que de la communauté locale depuis 2013, en procurant du soutien psychosocial, et en fournissant de l’éducation en situation d’urgence.

Notre activité est surtout concentrée sur la population féminine, car ce sont les femmes qui souffrent le plus de violence et de mauvais traitements. Nous travaillons à leur protection, à leur donner de l’ attention émotionnelle, physique et psychologique, pour qu’elles puissent développer leurs capacités et avoir accès à
un meilleur avenir.

Avec Entreculturas, nous nous occupons de plus de 14.500 jeunes garçons et filles réfugiés dans des pays comme le Liban, le Tchad, le Soudan du Sud et la République Démocratique du Cong.

L’école devient un lieu sûr pour leur développement, les empêchant d’être victimes de mauvais traitements et violences et, en outre, l’école promeut leur apprentissage.

Angela Wells / JRS